13 mai 2008
"Stupre" 1
J'ai raté le premier numéro, peut-être leur proposerai-je des textes par la suite, je ne sais : la toute nouvelle revue Stupre* me semble d'assez bonne tenue, et bien maquettée. Une initiative des jeunes éditions Warum.
Même si l'idée de "faire une revue sensuelle et érotique sans jamais tomber dans le vulgaire" (cela peut avoir du bon, le vulgaire, en la matière) peut me sembler "un poil lisse", on doit pouvoir y glisser, je pense, de la rugosité. Pourquoi renier le potentiel jubilatoire de la pornographie ?
(Lire, relire les auteurs du XVIIIe siècle... Mettre Sade à part, mais le lire bien sûr)
Ceci étant, le parti-pris d'une revue d'"érotisme joyeux" se conçoit tout à fait.
Je retiens d'un premier feuilletage de ce numéro 1, "Palaces", la douzaine de pages signées Aude Picault et les photos de Jean-Marc Millière. Le reste, à voir et lire plus tard.
* La revue possède aussi un Myspace.
"Le sanctuaire" de Jack Tyler
Précisément assez jubilatoire, le film Le sanctuaire, de Jack Tyler (par ailleurs auteur de Rec., aux éditions Inverse). Et indéniablement, du côté de Cécilia Vega et de Stella Delcroix, il se joue dans ce film quelque chose de cette angélologie pointée par le petit essai de Laurent de Sutter : Pornostars, fragments d'une métaphysique du sexe (éditions La Musardine).
Sérignan Plaque
Retour du petit festival de Sérignan, dans l'Hérault, où l'on m'avait invité pour mes albums jeunesse, et je remercie Olivier Bramanti, qui avait présenté mon travail aux organisateurs.
C'était bien sympathique dans l'ensemble, un peu déprimant aussi, comme tout festival. J'ai vendu beaucoup de livres à mon propre étonnement, les organisateurs (presque uniquement des jolies femmes... mais aussi les gaillards de Six pieds sous terre) étaient gentils comme tout, Edmond Baudoin le président racontait de chouettes histoires, et enfin, le rosé était bon.
C'était l'occasion aussi de revoir Thomas Azuelos et David Prudhomme, qui m'accusaient de ne pas leur laisser en placer une : mais à côté d'un certain marseillais, je suis presque une carpe...
La ville, pour sa taille, est dotée de très beaux équipements culturels, notamment la Médiathèque, et bien sûr et avant tout, le Musée d'art contemporain, où je pus voir des oeuvres d'Erro, Crumb, Dado, etc. Je salue au passage ces demoiselles qui le tiennent fort efficacement et avec conviction, et leur souhaite bonne continuation et action*.
Sérignan, c'est aussi des plages encore sauvages, nous y fîmes une excursion à quelques-uns le dimanche matin, en compagnie du maire et de son épouse. Florence Cestac et moi-même, habitués à des mers plus froides, nous baignâmes jusqu'aux mollets dans des vagues impressionnantes dignes de l'Atlantique. Espérons que ces espaces préservés le resteront, ce serait sinon à désespérer.
Un festival agréable, donc. Mais bon, moi et la sociabilité, ça fait deux, alors bien sûr... Heureusement, le dimanche soir, au lieu de me pendre avec les lacets de mes chaussures, je pus trouver une certaine et passable visite angélique.
Et un prochain titre pour l'un de mes textes : Le prince des occasions perdues.
Qu'est-ce qu'on s'amuse...
* La librairie du Musée a d'ailleurs sauvé mon dimanche de lecture, avec l'achat de Ruptures cultures de Hubert Damisch (aux éditions de Minuit), dont ma jeunesse estudiantine dissipée avait lu certains textes antan. C'était l'occasion de relire la "Lettre sur Marat"...
"Mai 68"
Parmi la flopée de publications sur Mai 68, dont bien peu m'intéressent, j'ai eu entre les mains le collectif publié par Soleil et auquel participent les frères Bramanti. Ici, du reste, les belles pages d'Olivier. A part les leurs et quelques autres... et pourquoi cet étrange parti-pris de faire cohabiter de tels artistes avec des auteurs de bande dessinée humoristique franco-belge ? L'ensemble est un canard boiteux dont on ne peut garder que quelques plumes.
3e Université d'été de la bande dessinée
3e Université d'été de la bande dessinée à Angoulême, la première à laquelle je pense assister, sur le thème "Bande dessinée : Vive la crise ?". Toutes les infos ICI. Et toute une polémique déjà servie ICI. De laquelle je retire ces mots pleins d'humour de JL Cornette : "Et si j’avais 600 euros à dépenser j’irais aussi. Mais pour cette somme, en cette période, il y a des destinations de minitrips plus glamours qu’Angoulême." Sur ça, on est bien d'accord ! Mais bon, La Pouyade, pour Angoulême et environs, c'est assez glamour quand même...
Et en juin, les Etats Généraux de la bande dessinée, organisés par l'Epicerie séquentielle à Lyon.


