01 octobre 2006
Ce site présente quelques-uns de mes travaux d'écriture, seul, ou avec des artistes graphiques. Pour me présenter plus avant, je renvoie tout simplement à ma fiche sur le site de la Maison des Auteurs d'Angoulême, dont j'ai été résident.
[Site en reconstruction]
___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
PARUTIONS :
- Adélaïde des confins, poème en prose (éd. Café Creed, 4e de couverture, Martin Verges Rilla)
- Les pandas rêvent aussi (dessins, Peggy Adam, éd. Bleu de Chine)
- Casquette vole ! (dessins, Cléo, éd. Carabas)
- "Paul Meyrac", nouvelle graphique in Thermostat 4, "spécial Polar" (dessins, Clément Baloup, éd. Thermostat)
- Participation aux numéros 3 à 6 du collectif de bande dessinée jeunesse Choco Creed (éditions Café Creed) comme auteur puis au Choco Creed 7 "Histoire & nourriture" (sortie janvier 2009), comme membre du comité de rédaction.
- "Du haut et des bas", avec Jean-Philippe Bramanti (dessins) et Pierre Bramanti (couleurs), in Duo, Fluide glacial, coll. Fluide glamour, éditions Audie.
EXPOSITIONS :
Quelques photos... de mes pages exposées durant le FIBD 2009 à la MDA.
"Boîte à images", l'exposition en question, sera remontée plusieurs mois à la CIBDI d'Angoulême. Cela commence ce 20 juin 2009.
_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
PROJETS EN COURS :
- Nos guerres, ça avance... Quelques extraits sur le site du sieur Bourlaud. Couleurs de Patrice Cablat (qui vient de sortir Les pierres aveugles).
- La meute marquise. Cela avance aussi, avec Jean-Philippe Bramanti. Entre roman graphique et bande dessinée, sur l'érotisme et le pouvoir.
- des projets en cours avec Thomas Gosselin, Laureline Mattiussi et Thibault Balahy (avec qui j'ai fait MDF), j'en parlerai ici quand ce sera plus avancé.
- Une courte histoire avec le même JP Bramanti, dans un collectif... à sortir cet automne 2009.
- Et un beau projet (roman graphique) avec Olivier Bramanti.
- en jeunesse, deux petits albums à sortir chez Carabas, début 2010, l'un avec Nancy Peña, l'autre avec Yannick Robert, qui avait déjà illustré mon Patoup.
Et pas mal d'autres choses en cours, certaines proprement littéraires...
_______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
De la contingence exprimée sous forme de tableau...
... ou quand un certain N.B. était jacobin, voire robespierriste.
_______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Ce site est dédié à la mémoire de Cipriano Benito.
02 octobre 2006
Angeles Santos en bannière
Le tableau sur la page d'accueil est une oeuvre de la peintre Angeles Santos, "Tertulia" [El cabaret], 1929, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (MNCARS*), Madrid. J'ai vu ce tableau au cours d'une exposition qui m'a frappé durablement, au musée d'art contemporain de Valladolid, le Museo Patio Herreriano. Cette exposition "Angeles Santos, un mundo insolito en Valladolid", s'est tenue de septembre 2003 à janvier 2004 et j'ai dû la visiter début septembre si ma mémoire est bonne. J'y suis repassé plusieurs fois, tant la démarche et la souffrance de cette peintre quasi inconnue, avant-gardiste tombée dans l'oubli, m'ont ému. Le très beau catalogue est toujours disponible auprès du Patio Herreriano. Il constitue entre autres une excellente présentation des avant-gardes picturales de la première moitié du XXe siècle en Espagne, mouvements en communication avec le reste de la scène européenne. Du reste, Angeles Santos concentra en elle-même, par une sorte de jeu de confluence indirecte, une grande partie de ces forces, ainsi ses deux grands tableaux de 1929 : "Tertulia", donc, proche de la nouvelle objectivité allemande, et avec certaines traits pouvant faire penser à Tamara de Lempicka (mais Angeles Santos reste, elle, tragique) et "Un mundo", 1929, clairement inscrit dans la "révolution surréaliste" dont elle aurait pu devenir une représentante espagnole. Cette vitalité artistique espagnole fut hélas vite étouffée, comme toute forme de pensée indépendante et libre, par le franquisme... Une immense nuit grise et malodorante. Médiocrité de l'âme et des sens. Et du reste, en témoigne la seconde partie de l'oeuvre de Angeles Santos, une peinture de la tranquillité, apaisée, un art "léger et sensible" (dixit un critique) succédant à une peinture sur le fil, morbide et généreuse à la fois. Comme si en reniant ce qu'elle avait peint et été, elle incarnait l'Espagne double, se déchirant sans cesse elle-même.
Hommage à Cipriano Benito
Ce site est dédié à mon grand-père Cipriano Benito, combattant anonyme de la République espagnole, mort avant d'avoir pu lire un seul de mes textes.

Dessin de Vittorio Giardino (Festival BD de Laval, 2001), suite à une discussion sur ce sujet avec le dessinateur. Il me fit de tête et à main levée ce "guardia de asalto" lorsqu'il sut que mon grand-père avait servi dans ce corps.
06 février 2008
Une demoiselle de la République
Lorsque j'étais ce petit garçon franco-espagnol très catholique, très croyant, je partageais avec elle seule un monde secret, merveilleux, dont les mystères du Moyen-Age véhiculés par la Contre-Réforme ne s'étaient pas tout à fait retirés, un espace fait de formules graves, de livres aux pages fines, de liturgie et d'encens, de goût d'hostie fondant dans la bouche, d'églises pleines de générations et de prêtres d'allure vénérable. Dans ma famille, républicaine, laïque, athée, opposée à une Eglise souillée par son soutien au franquisme, j'étais en quelque sorte le fils qu'elle n'avait pu avoir. Nous étions beaux et d'un autre âge, partant à la messe, un petit garçon rond frisé, bermuda et genoux brutaux, une grande dame sérieuse et belle en mantille, empruntée au XVIIIe siècle. J'étais croyant, je quêtais l'absolu à ma faible mesure, un personnage bergmanien mais perdu dans une Castille appauvrie et encore ivre d'orgueil. Je cherchais Dieu passionnément, dans le silence et la solitude, je détestais ma chair, je la punissais, je m'inventais des pénitences et des cilices artisanaux, j'espérais Le trouver en punissant la détestable enveloppe corporelle qui me retenait d'élans sublimes. Et puis avec l'adolescence, Il me déserta. Un vide énorme en moi, que remplaça, jeune Don Quichotte gavé de lectures que j'étais, un désir puissant de révolution. Mais fait-on la révolution dans un trou perdu de province, dans les années 80 ? Dans les années 30, en Espagne, le souffle était là et elle était belle, jeune demoiselle de la République, laïque, joyeuse, rebelle. Elle fumait avec grâce dans un porte-cigarettes, ou jurait comme un charretier lorsqu'elle était ivre, elle soutenait cette belle, si belle République, porteuse de fleurs, émancipatrice de toutes les vieilles pierres noircies, libératrice des chaînes ferdinantes, elle riait au ciel, soulevait son chapeau, et tout lui paraissait possible. Elle se fit couturière, femme libre et indépendante, éduquant des générations de jeunes filles pauvres, elle voulut suivre un bel officier italien, elle se maria, divorça, elle n'en fit qu'à sa tête. Lorsque je la connus, je n'imaginais pas cette jeunesse folle, je voyais la vieille dame catholique, sérieuse, moralisatrice, tendrement casse-pieds, douce et aimante, qui aimait me donner à dîner à moi seul, et m'entretenir de petites choses et de Dieu, de ces moments enchantés de ma jeunesse où j'avais l'impression d'être à la table d'une fée-marraine pouvant intercéder pour moi dans les royaumes fermés. Et puis l'autre image se superposa dessus peu à peu, et j'avais là, comme en moi, une icône des Deux Espagnes. Mais les Lumières, n'est-ce pas, les Lumières... Vieille, atteinte d'Alzheimer, malade, elle avait oublié Dieu, l'Eglise, c'était dans ses yeux rieurs la jeune fille un peu folle qui jurait joyeusement. Quelque chose de la fête inaugurale n'avait pas voulu mourir en elle et germait à nouveau.
A Tomasa Benito, demoiselle de la République espagnole, fille des Lumières, un salut d'espoir.
14 mars 2008
"Adélaïde des confins"
Tout juste sorti :
Adélaïde des confins, poème en prose, aux éditions Café Creed, mars 2008, présenté en avant-première au Salon du livre. Mais en avant-première de quoi ? Bonne question, puisque suite à moultes galères et mésaventures, je n'ai pu faire qu'un très faible tirage "maison" in extremis, grâce à l'aide de Pier Gajewski (le maquettiste du livre), Carole Sionnet et Olivier Bramanti, que je remercie grandement !
Comme je remercie Martin Verges Rilla, peintre et dessinateur uruguayen que j'ai connu par le moyen de sa résidence à la Maison des auteurs, et qui a réalisé tout spécialement pour la 4e de couverture du livre, le portrait d'Adélaïde.

© David Benito, Martin Verges Rilla & Café Creed
20 février 2009
Un reste d'expo
Juste un aperçu sur mes planches exposées durant ce dernier FIBD à la MDA, dans le cadre de "Boîte à Images". Il s'agit de "Onze balles" chapitre 2 du roman graphique Nos guerres (dessins Laurent Bourlaud, couleurs Patrice Cablat) et de MDF (dessins, Thibault Balahy), comme un avant-goût de notre Erotique des situations en cours.
Merci à Ninie pour les photos.
La suite en livres, bientôt j'espère.
26 octobre 2009
"Du haut et des bas"
(c'est le titre du récit... à partir de la page... 69 ! bravo Anaïs, il fallait le faire !)
Sortie de DUO, chez Fluide glamour (Fluide glacial), second collectif érotico-coquin de la jeune et dynamique collection. J'y ai fait la toute dernière histoire (juste après celle d'Ovidie et de Julia Dasic, très chouette), avec Jean-Philippe Bramanti (dessins) et Pierre Bramanti (couleurs).
A suivre...
28 octobre 2009
Dans la liste des romans graphiques qui f(er)ont pleurer dans les chaumières
Un nouveau projet en germe :
Je suis le vaincu historiographique
Je sens que ça va encore être gai... enfin ça démarre juste, publions déjà Nos guerres, finissons Jehan le chemin (avec O. Bramanti) et la suite, à suivre, si je ne suis pas crevé de dégoût d'ici là !




