BENITORAMA

Le site de David Benito

01 octobre 2006

Présentation de David Benito

Ecrivain, certains de mes textes vivent par eux-mêmes et d'autres se confrontent à des artistes graphiques (dessinateurs, peintres, photographes). Pour me présenter plus avant, je renvoie tout simplement à ma fiche sur le site de la Maison des Auteurs d'Angoulême, dont je suis actuellement résident. Voici donc mon site, pour présenter mon travail, mes collaborations, mes publications...

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PARUTIONS :

Adélaïde des confins, poème en prose (éd. Café Creed, 4e de couverture, Martin Verges Rilla)

Les pandas rêvent aussi (dessins, Peggy Adam, éd. Bleu de Chine)

Casquette vole ! (dessins, Cléo, éd. Carabas)

"Paul Meyrac", nouvelle graphique in Thermostat 4, "spécial Polar" (dessins, Clément Baloup, éd. Thermostat)

PROJETS ADULTES EN COURS :

Je/Elle (avec Vallie Desnoüel)... se cherche un nouvel éditeur.

Nos guerres, ça avance... Quelques extraits sur le site du sieur Bourlaud.

La meute marquise, avec Jean-Philippe Bramanti. Il y travaille.

Héracléomania, avec Thomas Gosselin. Cela démarre juste.

PROJETS JEUNESSE EN COURS :

Fourmilier roi (avec Nancy Peña).

Peurs de lutin (avec Yannick Robert).

Petit pandours (avec Mokë)

Et d'autres choses, avec d'autres gens, mais moins avancées...

Egalement des projets littéraires en cours, nouvelles ainsi qu'un texte plus long.

Enfin, revenue en ligne, C'était une fête, notre nouvelle graphique à Laurent et moi, développée durant les 24h de la bd, à la MDA d'Angoulême. A lire en ayant à l'esprit les contraintes de l'exercice et le fait que nous nous soyons prêtés pleinement au jeu : venus les mains dans les poches, bien décidés à improviser et nous amuser. Avec les risques inhérents à l'improvisation, graphiques ou narratifs. Malgré cela, nous aimons tous deux bien cette histoire et en ferons probablement quelque chose un jour, en l'étoffant... et en améliorant la fin (il m'a manqué quelques pages pour mieux finir... toujours l'improvisation).

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02 octobre 2006

Angeles Santos en bannière

Le tableau sur la page d'accueil est une oeuvre de la peintre Angeles Santos, "Tertulia" [El cabaret], 1929, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (MNCARS*), Madrid. J'ai vu ce tableau au cours d'une exposition qui m'a frappé durablement, au musée d'art contemporain de Valladolid, le Museo Patio Herreriano. Cette exposition "Angeles Santos, un mundo insolito en Valladolid", s'est tenue de septembre 2003 à janvier 2004 et j'ai dû la visiter début septembre si ma mémoire est bonne. J'y suis repassé plusieurs fois, tant la démarche et la souffrance de cette peintre quasi inconnue, avant-gardiste tombée dans l'oubli, m'ont ému. Le très beau catalogue est toujours disponible auprès du Patio Herreriano. Il constitue entre autres une excellente présentation des avant-gardes picturales de la première moitié du XXe siècle en Espagne, mouvements en communication avec le reste de la scène européenne. Du reste, Angeles Santos concentra en elle-même, par une sorte de jeu de confluence indirecte, une grande partie de ces forces, ainsi ses deux grands tableaux de 1929 : "Tertulia", donc, proche de la nouvelle objectivité allemande, et avec certaines traits pouvant faire penser à Tamara de Lempicka (mais Angeles Santos reste, elle, tragique) et "Un mundo", 1929, clairement inscrit dans la "révolution surréaliste" dont elle aurait pu devenir une représentante espagnole. Cette vitalité artistique espagnole fut hélas vite étouffée, comme toute forme de pensée indépendante et libre, par le franquisme... Une immense nuit grise et malodorante. Médiocrité de l'âme et des sens. Et du reste, en témoigne la seconde partie de l'oeuvre de Angeles Santos, une peinture de la tranquillité, apaisée, un art "léger et sensible" (dixit un critique) succédant à une peinture sur le fil, morbide et généreuse à la fois. Comme si en reniant ce qu'elle avait peint et été, elle incarnait l'Espagne double, se déchirant sans cesse elle-même.

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Hommage à Cipriano Benito

Ce site est dédié à mon grand-père Cipriano Benito, combattant anonyme de la République espagnole, mort avant d'avoir pu lire un seul de mes textes.

jiardino

Dessin de Vittorio Giardino (Festival BD de Laval, 2001), suite à une discussion sur ce sujet avec le dessinateur. Il me fit de tête et à main levée ce "guardia de asalto" lorsqu'il sut que mon grand-père avait servi dans ce corps.

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03 octobre 2006

Remerciements

Je tiens à remercier pour leurs conseils et leur patience Natalia et Yohann, chez qui ce site est né un dimanche de pluie et de champignons. Il est des naissances aux forceps, ce sont celles que je préfère...

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16 novembre 2006

Carte de visite

Merci à Camilo Sanin, l'auteur du tome consacré à Louis Armstrong chez BD Jazz/Nocturne qui m'a aidé à faire ma carte de visite. Si vous voulez la recevoir, écrivez-moi un très gentil mail !

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04 décembre 2006

Mes ours

Outre un terrible drame écologique et une catastrophe intrinsèque, la disparition des ours serait une perte considérable pour l'imaginaire, un rétrécissement du monde et le début de la fin des hommes. Il est donc primordial et urgent de sauver les ours et leur habitat.

Ce n'est pas un bout de cause mais un coin dans la chair du monde pour commencer à changer les choses.

Quelques liens :

- la grande association ARTUS a laissé la place à FERUS, regroupement des protecteurs des ours, loups et lynx en France.

- les AMis des OUrs en PYrénées Centrales : AMOPYC.

- Pays de l'ours.

- Programme ours du gouvernement.

(Et bien sûr le très beau livre de Michel Pastoureau, L'ours, histoire d'un roi déchu, édité au Seuil).

C'est précisément parce que l'ours n'est pas rentable qu'il faut le sauver.

Posté par david benito à 18:04 - AUTEUR/SITE - Permalien [#]

06 février 2008

Une demoiselle de la République

Lorsque j'étais ce petit garçon franco-espagnol très catholique, très croyant, je partageais avec elle seule un monde secret, merveilleux, dont les mystères du Moyen-Age véhiculés par la Contre-Réforme ne s'étaient pas tout à fait retirés, un espace fait de formules graves, de livres aux pages fines, de liturgie et d'encens, de goût d'hostie fondant dans la bouche, d'églises pleines de générations et de prêtres d'allure vénérable. Dans ma famille, républicaine, laïque, athée, opposée à une Eglise souillée par son soutien au franquisme, j'étais en quelque sorte le fils qu'elle n'avait pu avoir. Nous étions beaux et d'un autre âge, partant à la messe, un petit garçon rond frisé, bermuda et genoux brutaux, une grande dame sérieuse et belle en mantille, empruntée au XVIIIe siècle. J'étais croyant, je quêtais l'absolu à ma faible mesure, un personnage bergmanien mais perdu dans une Castille appauvrie et encore ivre d'orgueil. Je cherchais Dieu passionnément, dans le silence et la solitude, je détestais ma chair, je la punissais, je m'inventais des pénitences et des cilices artisanaux, j'espérais Le trouver en punissant la détestable enveloppe corporelle qui me retenait d'élans sublimes. Et puis avec l'adolescence, Il me déserta. Un vide énorme en moi, que remplaça, jeune Don Quichotte gavé de lectures que j'étais, un désir puissant de révolution. Mais fait-on la révolution dans un trou perdu de province, dans les années 80 ? Dans les années 30, en Espagne, le souffle était là et elle était belle, jeune demoiselle de la République, laïque, joyeuse, rebelle. Elle fumait avec grâce dans un porte-cigarettes, ou jurait comme un charretier lorsqu'elle était ivre, elle soutenait cette belle, si belle République, porteuse de fleurs, émancipatrice de toutes les vieilles pierres noircies, libératrice des chaînes ferdinantes, elle riait au ciel, soulevait son chapeau, et tout lui paraissait possible. Elle se fit couturière, femme libre et indépendante, éduquant des générations de jeunes filles pauvres, elle voulut suivre un bel officier italien, elle se maria, divorça, elle n'en fit qu'à sa tête. Lorsque je la connus, je n'imaginais pas cette jeunesse folle, je voyais la vieille dame catholique, sérieuse, moralisatrice, tendrement casse-pieds, douce et aimante, qui aimait me donner à dîner à moi seul, et m'entretenir de petites choses et de Dieu, de ces moments enchantés de ma jeunesse où j'avais l'impression d'être à la table d'une fée-marraine pouvant intercéder pour moi dans les royaumes fermés. Et puis l'autre image se superposa dessus peu à peu, et j'avais là, comme en moi, une icône des Deux Espagnes. Mais les Lumières, n'est-ce pas, les Lumières... Vieille, atteinte d'Alzheimer, malade, elle avait oublié Dieu, l'Eglise, c'était dans ses yeux rieurs la jeune fille un peu folle qui jurait joyeusement. Quelque chose de la fête inaugurale n'avait pas voulu mourir en elle et germait à nouveau.

A Tomasa Benito, demoiselle de la République espagnole, fille des Lumières, un salut d'espoir.

Posté par david benito à 11:14 - AUTEUR/SITE - Permalien [#]

14 mars 2008

"Adélaïde des confins"

Tout juste sorti :

Adélaïde des confins, poème en prose, aux éditions Café Creed, mars 2008, présenté en avant-première au Salon du livre. Mais en avant-première de quoi ? Bonne question, puisque suite à moultes galères et mésaventures, je n'ai pu faire qu'un très faible tirage "maison" in extremis, grâce à l'aide de Pier Gajewski (le maquettiste du livre), Carole Sionnet et Olivier Bramanti, que je remercie grandement !

Comme je remercie Martin Verges Rilla, peintre et dessinateur uruguayen que j'ai connu par le moyen de sa résidence à la Maison des auteurs, et qui a réalisé tout spécialement pour la 4e de couverture du livre, le portrait d'Adélaïde.

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© David Benito, Martin Verges Rilla & Café Creed

Posté par david benito à 14:52 - AUTEUR/SITE - Permalien [#]



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