23 juillet 2009

En revues

Sorties récentes, bonne matière à lire :

- Les Temps Modernes : N°654 / mai-juillet 2009. Un numéro de varia, au sommaire riche, notamment plusieurs textes sur Simone de Beauvoir.

- Cliniques Méditerranéennes : N°79 / mai 2009. Un numéro important, consacré au "Vieillir aujourd'hui", et coordonné par Natalia Tauzia.

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07 septembre 2009

Retour de vacances...

... et la rentrée littéraire sur la tête, bong ! Tous ces livres, cette surproduction... Moi je ne m'en félicite pas, cela m'angoisse plutôt. Même chose dans la bande dessinée... Comment se repérer dans les dédales d'une forêt étouffante, où tant de buissons veulent se faire passer pour des arbres ?

Un peu d'expérience, un peu de paranoïa, une juste méfiance envers certains critiques, etc.

Dans tout ce fatras, un seul livre a retenu mon attention pour l'instant : le Jan Karski, de Y. Haenel (Gallimard), au thème fort et passionnant, on se souvient bien sûr du témoignage de Karski dans "Shoah" de Lanzmann.

Et je signale la sortie - hors rentrée littéraire puisque l'auteur est mort il y a un bon moment - chez l'excellent petit éditeur bordelais L'Arbre Vengeur, de L'homme qui s'est retrouvé, illustré par Laurent Bourlaud.

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"Lettres Françaises" / nouvelle livraison

Dans les Lettres françaises du 5 septembre 2009, Michel Vanoothuyse, germaniste, donne vraiment envie de lire la nouvelle traduction de Berlin Alexanderplatz, de Döblin, en démontant la précédente traduction, François Eychart sauve de l'oubli Capitaine Superbe, de Gaston Massat, Jacques-Olivier Bégot consacre une page à Derrida, et Yahia Belaskri met en avant l'important Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France (1939-1952) de Pierre Daum.

Avec les Lettres françaises - et bien sûr, les suppléments littéraires des journaux et quelques blogs littéraires - je ne lis plus que La Quinzaine Littéraire. Voici deux endroits où l'on ne se moque pas de moi et où l'on aime les livres plus que les écrivains.

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15 septembre 2009

Le Journal prend les Beaux-Arts (de Lyon)

Comme mon blog dort, on peut glisser par exemple vers le site d'Ego comme X, pour cette conférence de Fabrice Neaud, aux Beaux-Arts de Lyon.

Où l'on constate une fois de plus que l'on peut "se préparer à" l'art contemporain (?) et ignorer superbement ce qui remue et s'active dans la bande dessinée contemporaine*. La plupart des étudiants à qui Fabrice parle de son travail semblent donc le découvrir, découvrir Menu et Konture (voire Crumb !), L'Association, etc. Bon, j'en suis au moment où personne ne connaît 3615 Alexia, je retourne finir la conférence.

L'auteur y réaffirme notamment, c'est important, le lien entre amour et politique dans son oeuvre. Et ce qu'il dit sur les blogs bd m'a semblé pur nectar.

Oh certes non, Fabrice Neaud n'est pas réactionnaire ! C'est l'époque qui souvent régresse de toute part.

Par contraste, combien heureux peuvent sembler les hommes du XVIIIe qui pouvaient, malgré toutes leurs vicissitudes, misères et contingences, voir l'humanité avancer par bien des côtés.

* Les actuelles expositions parisiennes de "Japon parano" au Monte-en-l'air et de "Jochen Gerner" à la galerie Anne Barrault, les activités du Musée de Sérignan ou celles de Beaubourg, l'intérêt de Art Press... les signes ne leur manquent pourtant pas.

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Orwell - Sade - etc.

Sortent en quasi simultané ces textes politiques d'Orwell, chez l'éditeur marseillais Agone, et les Ecrits politiques* du Marquis, aux éditions Bartillat. Des hommes très différents bien sûr mais se retrouvant tous deux dans une position marginale à une époque convulsée de révolutions et guerres, comme assis sur un incommode canapé d'angle.

Une bonne position pour écrire cependant, tout le livre de Enzo Traverso, La pensée dispersée. Figures de l'exil judéo-allemand (Lignes-Editions Léo Scheer), en témoigne. Pour traverser pareils temps en pareille posture, il faut juste avoir le cuir très épais... ou bien l'on finit comme Benjamin à Port-Bou.

Quant à Joseph Roth, auquel Traverso consacre un beau chapitre, on peut aller voir précisément sur ses années d'exil, l'exposition encore en cours au MAHJ.

* Pauvert s'était bien sûr chargé en son temps de les rendre accessibles...

Posté par David Benito à 14:35 - - Permalien [#]


22 septembre 2009

Sacrifice des dugongs

Une bien curieuse découverte archéologique, qui peut évoquer, en taille un peu réduite - mais précisément son oeuvre joue constamment sur l'affleurement et les couches, les angles et les caches - les temples chtoniens de Lovecraft.

Cette découverte laisse tout de même songeur, il me faut lier cela aux temples ursidés pour sortir de ma perplexité. Puis revenir à Lovecraft.

On peut le relire, bien sûr, mais aussi se reporter, à ce volume, tout juste paru aux Moutons électriques, ou bien à ces deux excellents ouvrages, déjà des classiques : le petit essai de Houellebecq et le Cahier de l'Herne n°12, avec illustrations de Druillet.

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26 septembre 2009

Quelques sorties d'automne

(1) Ma découverte de cet été en littérature étrangère, c'est Neil Bissoondath, croisé lors d'un petit salon sur Ré, et avec qui nous avions, ma soeur et moi, eu une agréable discussion littéraire. J'ai lu, et beaucoup aimé son Retour à Casaquemada, un tour de force tirant le meilleur des sagas familiales de ces deux derniers siècles tout en étant éminemment moderne. Puis j'emprunterai Tous ces mondes en elle à ma soeur, car voilà un écrivain qui soulève notre commun enthousiasme, ce n'est pas si fréquent. A moins que La Clameur des ténèbres... Je signale en tout cas la sortie de son nouveau roman, Cartes postales de l'enfer, toujours chez Phébus où se trouve publiée en France la plupart de son oeuvre. Plaisant de trouver un auteur vivant de cette envergure, à pouvoir suivre, moi qui navigue plutôt entre les morts.

(2) Ainsi, cette nuit d'insomnie, lu L'homme qui s'est retrouvé, une plaisante fantaisie éditée par l'Arbre Vengeur et qui sort un peu Henri Duvernois de la naphtaline. Ce livre (illustré par Laurent Bourlaud) m'a évoqué deux albums, vous saurez pourquoi en le lisant : Blotch (la nouvelle édition complète, chez Fluide glacial) et A la lettre près (chez Albin Michel). Bien, et voilà une sortie de taille pour cet éditeur, puisqu'ils publient un inédit de Dickens, Le voyageur sans commerce (illustré par David Prudhomme)

(3) Ce gros livre, chez Agone, et dont m'intéresseront essentiellement les passages sur Furet et la Révolution française. L'auteur ne semble pas jeter tout le bébé avec l'eau du bain, cf cet entretien : il faut bien sûr continuer à lire Lefort, Castoriadis... et Arendt. Moi j'ai notamment au programme des lectures d'Orwell pour cet hiver, il y a de quoi faire chez Agone, Ivrea et l'Encyclopédie des Nuisances.

(4) La newsletter des éditions Libertalia m'apprend la sortie prochaine (souscription possible) d'un autre livre de Markus Rediker : Les forçats de la mer. Histoire populaire des marins du XVIIIe siècle... une sinistre condition dont des films comme "Le Bounty" ou "Master and Commander" peuvent donner un aperçu. En France, Rediker a été publié chez Libertalia et chez Amsterdam. Des sorties saluées en leur temps par l'excellent site Revolution-Française.net.

(5) Chez Libertalia toujours, la sortie d'un nouveau livre de Claude Guillon... me servira à chaudement recommander cet autre, indispensable, notamment pour tous ceux qui ne réduisent pas la figure féminine de la Révolution à Marie-Antoinette ou Charlotte Corday : Notre patience est à bout (Imho). Cf cet article.

(6) Réservez-le chez votre libraire, et s'il n'en a pas encore entendu parler, glissez-lui miel et épines à l'oreille, Purulence sort dans maintenant quelques semaines chez Ego comme X.

Posté par David Benito à 13:29 - - Permalien [#]

Mort au pilon !

Bravo à la 5e Couche et aux autres, en espérant que cela s'étende en France. Le pilon, c'est le cauchemar des auteurs, et l'absurdité éditoriale à son comble. Toutes les informations utiles ICI.

Posté par David Benito à 14:48 - - Permalien [#]

Chamfort etc.

L'Infini. Une revue que je lis régulièrement, et notamment parce que le XVIIIe siècle la parcourt de numéro en numéro. J'ai le n°108 entre les mains, et cela ne se dément pas : Chamfort, Charlotte Robespierre, quelques considérations sur le XVIIIe siècle et la Terreur, etc. Le numéro précédent contenait des extraits des Onze, le roman de Pierre Michon, que j'ai lu cet été (avec curiosité, ni plus ni moins...).

L'Infini, c'est aussi la possibilité de découvrir des auteurs, c'est le premier rôle d'une revue, ainsi de Lionel Dax, lié à une fort bonne maison, Les éditions du Sandre. Cette correspondance Voltaire-Vauvenargues semble à présent me tendre les bras. Sorties ou à sortir, les Oeuvres complètes de Chamfort, également au Sandre. J'avais lu l'an passé, ce petit livre... peut-être Lionel Dax prépare-t-il quelque chose de plus conséquent sur Chamfort ? Ce serait assez bienvenu.

Et pour conclure, ces lignes de Sollers : "Je crois qu'on peut dire que la femme française a donné le ton général à l'époque libre du 18e siècle : il est évident que c'est elle qui savait de quoi il s'agissait."

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27 septembre 2009

"Sexties" à Bruxelles

Heureuse époque de création pour l'érotisme... et cette exposition qui devrait faire rougir de honte plus d'un de ces puceaux à vide existentiel qui encombrent les étals des libraires.

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