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3 juin 2014

Bourbon lose

Sur Cadena Ser pour me tenir au courant de la surprenante abdication du roi Juan Carlos en Espagne... dont il y aurait beaucoup à dire et pas que du positif. Par exemple, un rôle passablement étrange durant le coup d'état du 23-F (1981). Il aura en tout cas échappé au "triste sort" de ses parents Carlos IV et Louis XVI. 

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14 avril 2014

Colloque Giono

Plus jeune, j'ai beaucoup lu et beaucoup aimé Giono... pas lu depuis longtemps je dois bien avouer. Un vieil ami qui me connaît bien m'envoie le programme du colloque "Jean Giono. Le discours du roman et ses figures". Pour mémoire ici : si lui y va, il me racontera.

A noter la reparution en 2012 du beau - et étrange - livre sur la bataille de Pavie (Folio). A déguster avec son avant-propos aux Oeuvres complètes de Machiavel (La Pléiade).

Car Amboise ne suffit jamais.

30 mai 2014

Gautier voyage

Bernard Delvaille dixit : "Les livres de voyage de Gautier étaient considérés comme ses livres les plus réussis. [...] Et nous, voyageurs du XXe siècle, ne sommes pas loin de penser de même." (p. 117 de la réédition de 2003 de son Théophile Gautier).

A vérifier entre les pages de cet épais volume sur Constantinople (Bartillat). Bien sûr, je garde de la tendresse pour Le capitaine Fracasse, souvenir de lecture enchanté (et lointain).

1 novembre 2013

Aimé Césaire (titres)

Deux titres consacrés à Césaire, que je garde dans un coin de ma tête... et de ce blog :

Le communisme est à l'ordre du jour, de David Alliot, sur l'étendue du rapport de Césaire au PCF (Pierre-Guillaume de Roux)

- le tome 1 de ses Ecrits politiques, réservé aux "Discours à l'Assemblée Nationale 1945-1983" (Jean-Michel Place). Voir sa page sur le site de l'Assemblée nationale.

Et comme l'acritique tue ce bas-monde et qu'il ne sert à rien de révérer, ce petit article tout de même élogieux, mais qui fait la part des choses sur un parcours politique complexe.

On l'aura compris, j'aime Césaire, l'auteur d'un vibrant Toussaint Louverture (Présence Africaine). Un livre qui vieillit bien, comme le reste de l'oeuvre.

Et je pose ici une question simple : à quand Césaire en Pléiade* ? Pourtant une évidence.

* Une édition d'Oeuvres complètes est annoncée aux éditions du CNRS pour janvier 2014, j'apprends ça dans Le Monde diplomatique. Mais pourquoi pas de Pléiade ?

27 mai 2014

Incomprise Marseillaise

Pour cette fois, je suis d'accord avec l'historien proche de Furet Patrice Gueniffey*, lequel s'élève contre les déclarations mal inspirées d'un acteur pourtant assez sympathique par ailleurs. Et de toute évidence, oui, "cet hymne incarne les principes de la Révolution française". Bien la peine d'avoir été le Tarquin des "Chouans !" autrefois...

[Il serait temps que les comédiens cessent de se mêler d'histoire, en tout cas pour raconter n'importe quoi en profitant de leur aura médiatique. Pauvre Jeanne, elle mérite mieux. Au moins, l'excellent Torreton de "Capitaine Conan" a trouvé un registre à lui pour parler de la France passée, simplement et sans donner de leçon.]

De même la réponse détaillée d'Edgar Morin** me convient tout à fait. Morin écrit là l'un des textes les plus justes sur la Marseillaise... depuis les pages finales d'Olivier Bramanti dans son Jeanne (Carabas).

On ne peut avoir de révolution sans révolution, comme disait en gros Robespierre. Et tous ceux qui pleurnichent devant cet hymne "sanguinaire" font pitié à voir. 

Quant à la critique de son utilisation depuis la Révolution française, voilà une autre affaire, autrement sérieuse.

* Pour la peine, je trouverai le temps, cet été ou cet automne, de lire son Bonaparte (Gallimard).

** Pour la peine, je trouverai aussi le temps de lire Mon Paris, ma mémoire (Fayard).

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25 octobre 2013

Aux Bons Caractères

Trois nouveautés chez un éditeur "de caractère" :

- L'opposition communiste en URSS, de Pierre Merlet

- Les philosophes des Lumières, de Françoise Millot

- L'histoire de la social-démocratie allemande de 1863 à 1891, de Franz Mehring

Et toujours le classique (et lucide) Où va la France ? de Trotsky. 

26 mai 2014

"Pouvoirs " n°125

Lu en bibliothèque très récemment et en la meilleure compagnie, dans le numéro 125 de la revue Pouvoirs, consacré à "L'armée française", l'article de Samy Cohen, du CERI... bonne analyse (p. 21) de la "démission" des dirigeants politiques durant la Guerre d'Algérie et de la constitution, en partie par défaut, d'un pouvoir militaire.

Avec les terribles conséquences que l'on sait, y compris pour tant de "soldats perdus de l'Empire" (voir le cinéma de Schœndœrffer). La IVe République et la décolonisation... quel désastre et quel gâchis !

Mais cela est derrière nous à présent, notre temps est celui du post-colonial. Où tout doit pouvoir être regardé ensemble, avec sérénité mais sans ornières. Je pense que la publication récente des ouvrages de Pierre Daum (Actes Sud) et de Guy Pervillé (Vendémiaire) y contribuent. 

25 octobre 2013

"1793 l'envol de l'aigle"

Le Napoléon que j'aime surtout... s'appelait Bonaparte et était un jeune officier républicain, jacobin, voire robespierriste. Une occasion de voir ce Napoléon-là à l'oeuvre, celui de 1793 (celui qui aura manqué à l'Hôtel de ville en Thermidor l'année suivante), lors de cette exposition dans le sud.

Gageons que des généraux comme Dumas* restaient comme une mauvaise conscience incarnée en travers de la gorge d'un Bonaparte de plus en plus Napoléon.

* Bel article dans Le Monde (des livres) daté de ce vendredi, sous la plume de Marc Weitzmann.

27 décembre 2013

Danton fauve ?

Un livre autour duquel je tourne depuis des semaines en librairie, furetant*, feuilletant, lisant ici une phrase, là un paragraphe, et sans cesse la quatrième de couverture : Trois grands fauves, de Hugo Boris (Belfond). Toujours pas convaincu par le fait d'avoir rassemblé cette triade-là, même si c'est le droit le plus absolu de l'auteur. Comme si cela jurait quelque part. Churchill sans doute.

Et quid de la métaphore animalière ? Danton** la brute qui s'époumone ou gronde, une figure très vue - mais pouvant produire un grand film aux mains de Wajda. En subliminal, le malingre Robespierre ? ...

Pourtant, si je retourne sans cesse à ce livre, comme en un remords de bibliothèque, c'est qu'il ne m'est pas indifférent. A suivre, donc.

* Sans mauvais jeu de mot.

** Que Hazan traite assez justement  dans Une histoire de la Révolution française (La Fabrique).

28 décembre 2013

Longtemps après Murat

Si j'ai bien compris où se situait Camille Pascal, je pense que lui n'aime guère Robespierre !

Qu'importe, il a grand talent de plume et je viens d'achever ses Scènes de la vie quotidienne à l'Elysée (Points Seuil). Plaisantes et souvent drôles, mais plus sérieuses par ces moments où la petite histoire rejoint la grande, comme on aurait dit autrefois.

Sur la Révolution française, p. 195 (au cours d'une rencontre présidentielle avec des intellectuels et historiens) : "La Révolution vint évidemment sur le tapis : le Président refusait, contrairement à Clemenceau, d'y voir un bloc. Les principes de 1789 étaient pour lui intangibles mais la Terreur de 1793 impardonnable, et il avouait une méfiance instinctive à l'égard de ces idéalistes qui n'avaient pas hésité à se transformer en bouchers pour imposer un rousseauisme devenu fou. Le sort de la reine Marie-Antoinette, accusée d'avoir forcé son fils à des relations incestueuses, lui paraissait le comble de la perversité et marquait, selon lui, la légende révolutionnaire d'une souillure indélébile."

Rendons à Hébert ce qui est à Hébert... et souhaitons à notre ex-président de lire à l'occasion Une histoire de la Révolution française d'Eric Hazan (La Fabrique).

A noter que Camille Pascal est également l'auteur d'un Goût du roi chez Perrin, ouvrage de bien sympathique allure.

* Cela commence d'une manière assez proche du Quai d'Orsay fictionnel mais bien informé de Lanzac et Blain (Dargaud).

27 décembre 2013

De la fausse subversion par temps de crise

Devant la bêtise "scandalatoire" de certaines fausses féministes, qui ne font que souiller de leur laideur morale des lieux magnifiques (Notre Dame, Place Saint-Pierre, La Madeleine... hélas d'autres à venir), il n'est pas inutile de replacer le texte subtil d'une vraie féministe, Mona Chollet"Femen partout, féminisme nulle part" (Le Monde diplomatique). Simone, reviens, elles sont devenues folles ! Ou comment la question des fins et des moyens est toujours au devant de la scène. 

9 mai 2014

Acrimed & les bavards

Parfois ingrat, toujours utile, le boulot des gens d'Acrimed. En voici une nouvelle preuve, sur une émission très influente (et orientée), où notamment "des quotidiens centenaires tels que La Croix ou L’Humanité sont snobés." Deux de mes lectures régulières, toutes deux critiques des ravages du libéralisme économique, chacune à sa façon... mais que fiche donc le CSA ?

10 mai 2014

Autour de la Révolution française...

24 décembre 2013

24D

Ma presse de ce 24 décembre : La Croix et sa "Joie de Noël", avec notamment un très beau reportage page 4 sur Marie-Claire, une jeune trisomique* et son rapport à l'évangélisation. Heureux ceux qui peuvent croire... ce qui n'est guère mon cas. Mais ce soir - quoi que j'en fasse et où que je me situe par rapport à l'événement - me sera compté pour la seule Nativité, non pour une fête marchande et anémiée. Avec le peu de joie qui est en moi.

* Ceux qui moquent la faiblesse croient être subversifs quand ils ne font que reproduire la domination. Cf le petit livre de François L'Yvonnet, Homo comicus (Fayard). Et la faiblesse se retourne sans cesse en force, c'est là le propre du christianisme.

17 juillet 2009

10 pavés pour l'été / dresser une liste, c'est incongru mais distrayant

Quelques - plus ou moins - gros livres pour lectures estivales et heures de plaisir intellectuel, des parutions récentes en général, d'autres sont déjà des classiques :

- Guillaume MAZEAU, Le bain de l'histoire. Charlotte Corday et l'attentat contre Marat (1793-2009), Champ Vallon.

- Claude LANZMANN, Le lièvre de Patagonie, Gallimard.

- Michel BIARD (ss. dir.), Les politiques de la Terreur. 1793-1794, Presses Universitaires de Rennes.

- Daniel CORDIER, Alias Caracalla, Gallimard-Témoins

- Saskia SASSEN, Critique de l'Etat. Territoire, Autorité et Droits, de l'époque médiévale à nos jours, Démopolis-Le Monde diplomatique

- Dominique FERNANDEZ, Ramon, Grasset.

- Sophie WAHNICH, La longue patience du peuple. 1792. Naissance de la République, Payot.

- Laurence TACOU et Vincent PIEDNOIR (ss. dir.), "Emil Cioran", Cahiers de l'Herne n°90, L'Herne.

- Howard ZINN, Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours, Agone.

-Jared DIAMOND, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Gallimard-NRF essais.

Bonnes lectures pavées...

28 décembre 2007

"L'île de Ré terre protestante" de Pascal Rambeaud

Voici sorti un livre important qui fera date sur la question (aux éditions La Découvrance), par un vrai historien, spécialiste du protestantisme, mon ami Pascal Rambeaud*, dont la capacité à lire l'archive du XVIe siècle a toujours sidéré le myope que je suis. Je le conseille à tous ces parisiens (et jolies parisiennes) venant s'installer ou profiter de l'île et qui la verraient comme un lieu de folklore, entre ânes en culotte et quichenottes de pacotille. L'histoire, c'est le contraire du folkore.

* Auteur par ailleurs de La Rochelle fidèle et Rebelle (au Croît-Vif) et du monumental De La Rochelle vers l'Aunis. L'histoire des réformés et de leurs églises dans une province française au 16e siècle (éd. Honoré Champion).

17 juin 2009

Fiesta Syllepsa

20e anniversaire des éditions Syllepse à Montreuil ce 20 juin.

Un catalogue plutôt solide, en dernier des titres comme Le Yiddishland révolutionnaire ou Les créationnismes.

Et à mes amis marseillais, je signale, à sortir cet automne, un Vichy en Provence 1940-1942...

Qu'on pourra lire après ce livre-ci, par exemple.

23 janvier 2014

Armée rouge revival

Le meilleur passage du dernier livre de Robert Redeker, assez énervant et décevant par ailleurs*, se situe page 243, lorsqu'il critique "le modèle de l'Armée rouge - organisée par Trotsky dans le but d'assurer le triomphe historique d'un système de valeurs [...] L'Armée rouge était l'armée non d'une nation, mais d'une idée - et c'est pourquoi elle pouvait en toute légitimité être perçue comme transnationale, recruter des amis dans le monde entier sans que ceux-ci eussent le sentiment de trahir leur patrie nationale. Elle était idéostrate autant que l'URSS [...] était idéocrate. Dans la théorie, l'Armée rouge était l'armée déterritorialisée par excellence, l'armée d'un système de pensée, d'une classe sociale planétaire. Sauf pour le général de Gaulle, l'URSS n'était pas le nom d'un pays, la Russie, mais celui d'une idée, le communisme, et d'une politique adéquate à cette idée, la dictature du prolétariat."

Ou quand l'anticommunisme** obsessionnel qui irrigue tout l'ouvrage tourne à l'hommage involontaire ! 

* C'est bien plus un pamphlet néoconservateur chargé de ressentiment et de peurs qu'un essai digne du Bellone de Caillois. Du coup, celles des analyses qui tombent juste se trouvent comme noyées et perdues dans l'ensemble.

** Mais Pierre-Guillaume de Roux, c'est aussi... Le communisme est à l'ordre du jour. Aimé Césaire et le PCF de David Alliot.

 

11 février 2009

Pour écarter un instant la nuée

En dehors de la sphère de l'hyper-actualité se dévorant elle-même dans un sac sans fonds agité d'un bougisme épileptique, le net peut réserver de bonne surprises. Si on l'utilise par exemple comme une tour d'Alexandrie bâtie sur fondements de sable.

Exemple, je ne lis que maintenant ce petit dossier orné de vidéos et témoin d'une soirée d'il y a bientôt trois ans, consacré à la collection littéraire d'Ego comme X.

Quand Lionel Tran s'interrogeait en disant "Peut-être que le fait que le livre soit publié par Ego va lui permettre de rencontrer d'autres lecteurs", je ne peux qu'acquiescer : je fais partie de ces lecteurs qui n'auraient sans doute pas connu Sida mental autrement, même si je suis (un peu de loin) les activités de Terre noire. Un livre qui se détache dans la folle surproduction actuelle, et qui garde sa force intacte, d'où souffle un vent brûlant.

Lire quelques auteurs vivants, tout de même, c'est garder l'impression de ne pas être soi-même un cadavre de témoignage. Je me rassure comme je peux, avant qu'une Pléiade ne fracasse ma tête en équilibre instable.

Et comment se repérer dans ces tonnes de livres qui circulent comme des toupies entre la fabrication et le pilon ? Prendre un auteur, le détacher de la foule grondante et le garder au chaud, suivre son activité et attendre.

Me moquant de toutes les rentrées littéraires, je sais au moins qu'ici ou là, on ne se fout pas de ma gueule.

Nuage de mouches du désespoir, vacuité et ennui, médiocrité des temps de Restauration, fils sur-désenchantés de Fabrice, Lucien, Julien : quand on peut percer la nuée, on ne s'en plaint pas.

21 janvier 2009

Deux nouveaux titres sur la Révolution française

Sortie d'un lexique du parfait petit hébertiste, où je retrouve pas mal d'expressions connues en Archives, ce Parlez-vous sans-culotte? Dictionnaire du Père Duchesne 1790-1794 de Michel Biard (éd. Tallandier).

Sortie, également, du livre de Anne Simonin, Le déshonneur dans la République. Une histoire de l'indignité. 1791-1958 (éd. Grasset).

25 février 2009

Philippe-Egalité porte-la-poisse

Sortie récente de Ma captivité pendant la Terreur. Mémoires 1793-1796, du duc de Montpensier (frère du futur Louis-Philippe Ier... pas le plus chanceux de la famille), aux éditions Tallandier.... Un petit livre dont la mise à disposition est utile, mais il ne faut pas perdre de vue pourquoi ce petit prince en était arrivé là. Le résultat de la politique absurde et incohérente menée par le "clan Orléans", dans sa tentative de détrôner la branche aînée... Avec pourtant le succès final que l'on sait en 1830 : les taupes creusent dans les veines de l'histoire.

30 octobre 2008

Le Monde diplomatique et Olympe de Gouges

Pour finir dans la thématique, je signale que Le Monde diplomatique de novembre contient un supplément Olympe de Gouges, curieusement intitulé "une femme du XXIe siècle", en lien avec le colloque de l'Unesco du même nom, à venir les 14-15 novembre à Paris.

Face à Olympe de Gouges, condamnée pour ses menées girondinisantes et sa volonté de stopper l'élan révolutionnaire, on pourrait tout aussi bien mettre en avant la figure de Claire Lacombe, femme révolutionnaire, progressiste et pré-féministe.

Mais toutes deux étaient des femmes du XVIIIe siècle, pleinement cela et rien d'autre que cela, n'oublions pas cette évidence.

30 octobre 2008

"Les temps composés de l'économie" - AHRF n°352

En attendant la livraison d'automne, je viens de recevoir le n°352 des Annales Historiques de la Révolution française, consacré à l'économie. J'avoue qu'en ce moment les questions économiques m'exaspèrent un peu, alors je vais laisser le dossier central pour plus tard et fouiller dans les notes de lectures. On y parle de Bentham, Hobsbawm, Zizek, Burke, des frères de Maistre et du Théâtre de l'Odéon entre autres choses. Et de Robespierre, comme il se doit.

Entre deux lectures des AHRF, on peut bien sûr se promener sur ce site.

Lire Les Lettres françaises, qui accordent une attention importante à la Révolution, ainsi le numéro de février au dossier consacré à Saint-Just.

Ou bien faire un tour à la Boutique de l'Histoire.

2 avril 2008

"La cité du sang" de Eric Fournier

Une autre sortie, assez politique aussi (on aura compris le lien entre Révolution et chocolat et l'histoire du Nicaragua et le sandinisme en suivant les liens précédents) et très originale : La cité du sang, de Eric Fournier, aux jeunes et dynamiques éditions Libertalia. Un livre très original sur les bandes antisémites du marquis de Morès et de Jules Guérin, constituées en grande partie de bouchers. Voilà un livre qui viendra combler un creux dans ma bibliothèque... et dans pas mal de bibliographies.

1 mars 2008

Nord, Nord toute !

Me voici réinvité au Salon du Livre Policier de Lens cette année, à ma grande joie, grâce à Café Creed, j'ai pu découvrir le Nord de la France, ce Nord plein de contrastes, de vie, de générosité que j'ai aimé aussitôt. Je suis vraiment très heureux de revenir dans cette belle région qui s'ouvre à moi, via des salons du livre et de la bande dessinée, vers les gens du Nord.

(Nous serons une bonne petite équipe d'auteurs de bande dessinée là-bas les 28-29-30 mars : Jean-Philippe et Olivier Bramanti, Jean-Pierre Mourey, Aude Samama, Thomas Gosselin, moi-même... et quelques autres)

Pour me mettre dans l'ambiance et avant de retourner manger de la carbonnade arrosée de bières merveilleuses, entouré de belles grandes blondes à l'oeil bleu, vert, gris, rieur, je m'écoute à plein les oreilles les prolos chantants du MAP. Une musique qui me touche.

Des quartiers populaires de Lille à ceux de Caracas en passant par Barcelone ou Madrid, il se passe des choses en ce 2008, qui résistent à l'écrasement, au rouleau compresseur. La force populaire n'est pas morte, elle sommeille juste...

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